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LES COMPTES RENDUS EN HISTOIRE
Joseph-Claude POULIN (2015)

B. COMMENT REPÉRER ET OÙ LIRE LES COMPTES RENDUS D'OUVRAGES D'HISTOIRE ?

Dans une perspective d'élargissement de l'horizon documentaire au-delà des ressources propres d'une bibliothèque universitaire donnée, les moyens de communication informatisés s'ajoutent maintenant à l'instrumentation imprimée des historiens; mais l'utilisation concomitante des deux modes de diffusion s'impose pour maintenir un équilibre satisfaisant dans l'évaluation de l'accueil fait à la production passée et courante en histoire.

Les comptes rendus paraissent traditionnellement dans des revues historiques, généralistes ou spécialisées. Certaines revues d'histoire ont fait le choix de ne publier aucun compte rendu.

Mais la plupart entretiennent une rubrique permanente plus ou moins développée, placée en fin de numéro, sous le titre « Comptes rendus », « Reviews », « Buchsprechungen », « Reseñas », « Rendiconti », « Besprekingen », etc. Les plus grandes revues en font paraître plusieurs centaines par année.

Certains périodiques ne publient d'ailleurs que des comptes rendus.

Compte tenu de l'abondance de la production à évaluer, certaines revues divisent leur tribune critique en deux parties :

  • une première partie de comptes rendus développés, en quelques paragraphes ou quelques pages pour chaque livre;
  • une seconde fournit des présentations ou évaluations en un alinéa, pour les ouvrages moins marquants de leur point de vue.

Ces deux sections portent en conséquence des intitulés différenciés : « Comptes rendus / Notes bibliographiques »; « Book Reviews / Shorter Notices »; « Recensioni / Schede bibliografiche »; « Rezensionen / Bibliographische Anzeigen », « Reseñas / Notas críticas », etc.

L'outillage informatisé rend des services remarquables dont il faut savoir profiter, conjointement avec les instruments imprimés.

Mais l'approche par l'informatique comporte aussi des limitations qu'il faut connaître et travailler à compenser :

  • Les revues imprimées sont engagées dans une transition vers le Web (avec ou sans maintien du mode imprimé); leurs comptes rendus deviennent ainsi consultables en ligne, au moins pour les années les plus récentes. Pour les débuts de collection, il faut parfois encore se reporter aux versions imprimées; paradoxalement, le rattrapage par rétro-numérisation est plus avancé pour les revues savantes antérieures à 1900 – par exemple sur la page « Gallica » du site de la Bibliothèque nationale de France.
  • Dans certains cas, les années les plus récentes d'un périodique spécialisé ne sont pas mises immédiatement en ligne dans une bibliothèque électronique de revues, afin de ne pas nuire à la commercialisation de la version imprimée; ce délai de mise à disposition (moving wall) peut durer de trois à cinq ans (chez JSTOR, par exemple). Mais bon nombre de titres y donnent maintenant à leurs abonnés traditionnels un accès immédiat aux numéros les plus récents.
  • Une distorsion importante est causée par la place occupée par des recensions en anglais de livres d'histoire publiés en anglais; ce décalage s'explique en bonne partie par le nombre beaucoup plus élevé de livres d'histoire publiés en anglais. Les historiens de langue allemande trouvent cependant à s'alimenter par Internet à des comptes rendus de livres d'histoire (toutes périodes confondues) où s'accumulent déjà des milliers de recensions.

Enfin, les apprentis historiens pourront élargir leurs horizons au-delà des revues savantes à caractère historique afin d'incorporer d' autres instruments qui rendent compte d'une sélection de la production courante.